Le programme du front de gauche, un programme qui vaut le "coût"

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« Hélas ! Mon pauvre argent, mon pauvre argent, mon cher ami ! On m’a privé de toi ; et puisque tu m’es enlevé, j’ai perdu mon support, ma consolation, ma joie ; tout est fini pour moi, et je n’ai plus que faire au monde ! Sans toi, il m’est impossible de vivre. » La célèbre réplique du monologue d’Harpagon dans l’Avare de Molière résume bien la place qu’occupe aujourd’hui l’argent dans notre société.

Depuis le début de la campagne électorale, l’ensemble du monde médiatique semble être préoccupé par une seule question, celle du chiffrage des programmes des candidats. Il faut en finir avec cette logique purement comptable ! Au Front de Gauche, nous réaffirmons notre volonté de placer l’Humain d’abord.

Bien évidemment notre programme politique ne rentre pas dans les cadres de la pensée dominante. Aussi depuis plusieurs semaines, la droite et la plupart des médias affirment que le programme du Front de Gauche est un « programme couteux », « un projet dépensier », « un projet qui promet la faillite ». Mais pourquoi ne pose-t-on jamais la question du coût de la politique de Nicolas Sarkozy ? Quel est le coût le coût pour la société de la destruction des services publics organisée par la RGPP ? Quel est le coût des millions d’emplois supprimés faute de plan efficace pour sortir de la crise ? Quel est le coût des avantages fiscaux accordés aux ultra-riches ? Quel est le coût supporté par des millions de Français qui voient chaque jour leurs dépenses de santé ou de logement augmenter ? Et nous pourrions malheureusement continuer cette liste…
Oui, la politique de Nicolas Sarkozy a couté beaucoup plus à notre pays que les dépenses que le Front de Gauche entend faire pour assurer à chacun et chacune une vie digne.

A tous ceux qui veulent quand même des chiffres
Bien évidemment, des moyens financiers seront nécessaires pour mettre en place la politique de rupture aujourd’hui indispensable. Le Front de Gauche sait comment mettre en place une autre répartition des richesses et financer les mesures de son programme. Il est ainsi possible de récupérer entre 140 et 150 milliards d’euros :

nouvel impôt sur le revenu avec 14 tranches progressives jusqu’au revenu maximum taxé à 100 %
= 20 milliards supplémentaires

renforcement de l’ISF et des droits de successions pour faire payer les milliardaires aujourd’hui largement exonérés sur leurs biens professionnels
= 10 milliards supplémentaires

suppression d’autres niches fiscales et sociales inutiles. 85 % des réductions d’impôts profitent aux 10 % les plus riches. Et il y a 30 milliards annuels d’exonérations de cotisations sociales sans aucune utilité démontrée pour l’emploi. Les entreprises du CAC 40 sont taxées à 8 %, les PME à 33 %.
= entre 10 et 20 milliards supplémentaires

taxation des revenus du capital comme ceux du travail. Les revenus du capital profitent de l’essentiel des 115 milliards de niches fiscales : ils sont taxés en moyenne à 18 % contre 42 % pour les revenus du travail.
= 50 milliards supplémentaires

taxation des revenus financiers des entreprises, qui n’ont pas d’utilité productive (en leur appliquant l’équivalent d’une cotisation patronale de sécu). Les entreprises dégagent 240 milliards annuels de revenus financiers. Le CAC 40 a accumulé 170 milliards de trésorerie fin 2010, qui servent à spéculer plutôt qu’à produire.
= 20 milliards supplémentaires

éradication de la fraude fiscale. Les revenus des expatriés à l’étranger seront taxés : ils paieront la différence entre ce qu’ils paient à l’étranger et ce qu’ils auraient payés en France. Les USA le font déjà, c’est une arme imparable contre l’évasion fiscale.
= 30 milliards supplémentaires.

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